| Bonjour et bienvenue dans votre nouveau rendez-vous politique 🤩 Campagne présidentielle oblige, Marianne met sa newsletter au goût du jour. Infos exclusives, points de vue originaux et humour décapant seront au rendez-vous chaque vendredi matin.
| | | Par Maël Jouan, Aurore Malval, Hadrien Mathoux, Louis Nadau et Edouard Roux | | | Des tentatives d'éviter un second tour Le Pen - Mélenchon | | Dans un sondage exclusif réalisé par l'Ifop en juin dernier, Marianne révélait que seuls 35 % des Français souhaitaient que le second tour de la présidentielle oppose Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon – c'est par ici pour avoir les résultats complets. Depuis, ce « match des populismes » est devenu le scénario le plus probable, à en croire les études d'opinion… alors, dans un bloc central en proie à la panique, on se démène pour éviter le cauchemar… Voici notre flop 5 de ces tentatives bricolées dans l'urgence, classées de la plus rationnelle à la plus désespérée : 5) Les primaires réduites Une primaire du bloc central, une primaire de la droite : ces idées, agitées surtout à l'été 2025, semblent avoir fait long feu, mais elles étaient sans doute les plus cohérentes pour faire le tri, même si la question de leur périmètre, et notamment celle de savoir à quelle primaire aurait dû participer Édouard Philippe, compliquait les choses. 4) Le match des sondages C'est le pari initial de Philippe et Attal : faire campagne chacun de son côté, et laisser les courbes d'intention de vote décider du champion. Un choix qui permet d'écarter l'organisation d'une primaire, mais pose tout un tas de difficultés : à quelle date fixer les désistements ? Que faire si l'écart est trop faible ? A quels instituts se fier ? En attendant, dans les sondages, tous les centristes dévissent… 3) La « primaire des démocrates » La grande idée agitée par Gabriel Attal le 28 octobre : une grande primaire ouverte à tous les candidats prêts à « défendre la République », mais aussi « l'autorité, la laïcité, la lutte contre les discriminations, la construction européenne, la compétitivité et le progrès social et écologique ». Il se murmure que la compétition aurait également été ouverte aux partisans de la prospérité et du bonheur pour tous. Bref, LR l'a tout de suite écartée, car le projet n'excluait pas Raphaël Glucksmann. 2) Le « grand fleuve central » Cinq ou six petits peuvent-ils faire un gros ? C'est le pari de l'Union européenne, c'est aussi celui de François Bayrou, qui a lancé en septembre l'idée d'une primaire du « grand fleuve central », allant elle aussi de Glucksmann à Retailleau en passant par Attal et Philippe. Grand seigneur, le Béarnais a tout de suite précisé qu'il ne s'y présenterait pas. Peu importe, l'idée a vite été balayée, pour les mêmes raisons que la « primaire des démocrates ». 1) Le candidat commun Comme souvent, la palme de l'excentricité revient sans doute à notre cher président. Le Monde se fait l'écho du souhait d'Emmanuel Macron : une grande alliance de tous les candidats allant de Glucksmann à Lisnard autour d'un programme commun plutôt que d'une primaire, tandis que le chef de l'Etat assumerait lui-même son bilan. Faire participer activement Emmanuel Macron à la campagne, voilà ce que quelqu'un qui veut à tout prix que le bloc central aurait proposé ! | ![]() | | C'EST DU OFF 🤫🤯🤠Nunez et Lecornu sont sur un bateau
| Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, très affaibli politiquement après les émeutes du 17 octobre, ne sait plus où donner de la tête. Après le sketch de la démission refusée par le Président de la République, le voilà plus que jamais contesté en interne. « Il joue tout sur cette manifestation du 5 novembre. Il met le paquet, il en fait des caisses, mais le mal est fait. On gardera toujours en tête le 17 octobre… », confie un fonctionnaire de Matignon, quelque peu résigné sur la durée de vie de Laurent Nunez à Beauvau. En parlant de Matignon, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, sent aussi passer le vent du boulet. En effet, l’Assemblée nationale a rejeté à l’unanimité le budget de l’État 2027, soit 458 députés ! « C’est une claque monumentale. La question qui se pose à présent - et elle est celle du Président in fine -, c’est : Lecornu sera-t-il toujours Premier ministre jusqu’en avril ? », ajoute une autre source interne. Encore six mois… Comme le temps passe lentement quand on souffre ! | ![]() | | L'INGÉRENCE DE LA SEMAINE🕵 Alors que revoilà les bots soviets...
| Après un été quasi-meurtrier, avec nombre de (très discrètes) campagnes de calomnies sur les réseaux sociaux lancées contre le candidat Renaissance, voilà que Gabriel Attal serait à nouveau victime d’une « tentative d’ingérence » de la part d’un groupe de propagande russe, nous informe 20Minutes. Et c’est bien le site d’information en ligne qui nous l’apprend car la vidéo dont il est question a été partagée moins d’une centaine de fois sur le réseau social X - peu de chances donc que vous soyez tombés dessus par hasard. Après les fausses unes de l’été, il s’agit cette fois de propos prêtés à Édouard Philippe et prétendument tirés du livre Le Crépuscule des princes (Éditions du Rocher) : « Louis Jublin (ancien conseiller de l’ex-Premier ministre), avait déjà évoqué les problèmes de dépendance à la cocaïne, auxquels Gabriel Attal est confronté. Je peux vous confirmer qu’il a encore ces problèmes d’addiction. Gabriel Attal est en mesure de participer à certaines réunions publiques sous l’influence de stupéfiants […] », déclare une voix de femme dans la vidéo. Problème, ce passage de l’ouvrage des journalistes Pauline Théveniaud (RTL) et Jérémy Marot (AFP) n’existe pas. Gabriel Attal portera-t-il une nouvelle fois plainte ? En août dernier, le parquet de Paris avait ouvert une enquête sur ces soupçons d’ingérences russes. En attendant, le titre de l’article de 20Minutes, « Philippe accuse Attal de consommer de la cocaïne ? Encore une trace d’ingérence russe dans la présidentielle française » est à légèrement survendu… 👉 N'hésitez pas à aller (re)lire notre portrait de Louis Jublin, l'ex-conseiller de Gabriel Attal sorti des rails. | ![]() | | Si Jean-Luc Mélenchon était... • Un personnage de BD : Panoramix • Un pays (sauf la France) : le Venezuela(aaaaaa) • Un dessert : l’opéra • Un jeu : Qui perd gagne • Une chanson : Je te survivrai, de Jean-Pierre François • Un animal : une tortue selon ses partisans, un corbeau pour ses détracteurs • Une pièce : Hernani, de Victor Hugo • Un livre : Dune, de Frank Herbert • Un alcool : l’Arak • Un film : Le Roi et l’oiseau • Un sport : le biathlon (ne s’arrête que pour dégainer) • Une couleur : rouge foncé • Un événement historique : 1793 | | | IL AURAIT MIEUX FAIT DE SE TAIRE 🙄 | | Un président ne devrait pas dire ça… | Les méthodes sont contestables, mais c’est (encore) la faute à Macron. La journaliste Françoise Degois, passée par divers médias, dont Sud Radio, vient de publier Vous êtes tous trop durs avec moi (Robert Laffont), un livre qui, en plus d’une analyse des dix ans de règne d’Emmanuel Macron, balance ses conversations privées avec le Président de la République. On y (re)découvre un homme hors-sol, critique avec ceux qu’il a fait monter (Gabriel Attal, notamment), à l’écriture juvénile, tentant par tous les moyens de défendre son bilan. Pêle-mêle. Au sujet d’une potentielle démission : « Démissionner ? Jamais ! Pour aucune raison ! Jamais. Je ne compte pas déserter. » Sur Lucie Castets, l’éternelle quasi-Premier ministre socialiste : « Il n’y a qu’elle et vous tous pour croire qu’elle peut aller un jour à Matignon ». Sur la déculottée aux législatives après la dissolution, en parlant de la gauche : « Ce n’est pas vous qui avez gagné. C’est le RN. » Des confidences sur Telegram avec une journaliste politique, il y a de quoi se pincer. À la décharge du “PR”, cela donne un livre finalement peu intéressant, plutôt quelconque, et qui interroge non pas sur le Président (ni ses idées, ni sa personnalité), mais sur ceux qui l’ont fait élire. Comment, pourquoi, à quoi bon ? Et par deux fois ! 👉 Lire notre article complet sur ces deux ans de textos présidentiels révélés par ce livre. | ![]() | | | ROUX VOUS CHERCHE DES POUX 🤔 | | Confrères, faites votre boulot ! | « Vu et s’en tape » : voilà la réponse cinglante de Jordan Bardella, patron du RN, aux journalistes émus de voir leurs camarades de Mediapart et Streetpress refoulés de la séance de dédicace de son nouveau pensum : Gouverner (Fayard). Une flèche publiée sur X, en réponse aux critiques de nombreux rédacteurs qui voient dans ce filtrage une grave atteinte à la liberté de la presse. En solidarité avec les deux médias susnommés, des journalistes d’autres rédactions ont donc quitté l’événement, tout chamboulés ; ceux des médias Bolloré (propriétaire des éditions Fayard, sont, eux, sagement restés assis. Notons tout de même que, cet événement privé étant organisé et financé par l’éditeur, Fayard avait le droit de choisir ses invités selon son bon plaisir. Après tout, Libération, groupe privé, a pour politique de ne pas interviewer le RN ; Idem pour Quotidien, qui n’invite pas de membres du RN sur son plateau. Chacun ses vilains, chacun ses névroses. En plus d’être idiot et contre-productif, c’est une défaite pour tout le monde, presse comme lecteurs. Car une dédicace aussi vide de sens est bien souvent l’occasion parfaite d’exposer la vacuité de la communication politique. Pendant que certains journalistes quittaient la salle, ceux du groupe Bolloré ont pu tranquillement développer leur storytelling. Après tout, ils avaient le champ libre. | ![]() | | | À LIRE AUSSI SUR LE SITE DE MARIANNE | | |  |  | | Vous recevez ce message car vous êtes abonné(e) à la newsletter POLITIQUE. Editeur de la Newsletter : CMI FRANCE, SAS au capital de 12 678 300 euros, immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 324 286 319, dont le siège social est situé au 92 Avenue de France, 75013 Paris. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition à l’utilisation de vos données, de limitation, d’effacement, et de portabilité dans les conditions légales et de la possibilité de définir des directives relatives au sort de vos données après votre décès, que vous pouvez exercer par voie postale en écrivant à MARIANNE - 92 Avenue de France, 75013 Paris ou par voie électronique via notre formulaire. Si vous souhaitez vous désinscrire et ne plus recevoir cette newsletter, suivez ce lien. 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